Simulateurs · Épargne
Simulateur d'épargne : distribution des résultats d'un versement périodique
Le rendement d'une épargne n'est pas une donnée d'entrée, c'est une conséquence de ce qu'elle contient. Répartissez le portefeuille entre trésorerie, obligations et actions : le simulateur applique le plan de versement à chaque période de l'historique, une par mois de départ, et restitue la distribution des capitaux obtenus ainsi que la baisse traversée en chemin.
Cas médian
134 363 €
pour 72 000 € versés
Rendement annualisé
6,1 % par an
médiane des 191 périodes, de 5,1 % à 6,7 %
Fourchette des capitaux
126 796 € → 149 030 €
plancher observé 120 410 €, entrée en 2000-04
Baisse à traverser
− 27 %
et 0 % des périodes finissent sous le versé
Votre plan
Répartition
100 %Méthode. Le plan est appliqué à 191 périodes de 20 ans, une par mois de départ, de 1990-08 à 2026-05. Toutes les périodes disponibles sont retenues.
Frais de 0,21% par an prélevés sur l'encours.
Toutes les périodes possibles
Lecture. Le trait épais est le modèle à taux constant, celui des simulateurs à rendement saisi, mais avec un taux mesuré et non saisi : le rendement annualisé observé sur les périodes de 20ans. La bande couvre le même calcul aux premier et neuvième déciles de ce rendement. Les deux traits fins sont des trajectoires réelles, mois par mois : la période dont le capital final est médian, et la plus défavorable de l'échantillon. L'écart entre le trait épais et la période médiane réelle est l'effet d'ordre des rendements. Livret A : taux réglementés successifs depuis mai 1986, en euros. Autres classes : séries mensuelles Kenneth French, dividendes réinvestis, en dollars. Rééquilibrage mensuel implicite. Le mélange de deux devises est une approximation : les classes en dollars portent aussi l'effet du change.
Limites du calcul. Le calcul suppose que vous versez la même somme chaque mois sans jamais interrompre, y compris quand le capital baisse. C'est l'hypothèse la plus fragile de l'exercice. Il ignore aussi la fiscalité, qui dépend de l'enveloppe, et les séries sont en dollars.Les périodes se recouvrent largement, elles ne constituent donc pas des observations indépendantes : la dispersion affichée décrit l'historique, elle ne s'interprète pas comme un intervalle de confiance. Performance simulée à partir de données passées, jamais réalisée. Les périodes passées ne préjugent pas des périodes futures.
Le rendement est une conséquence de la répartition
Parler du rendement d'une épargne sans dire ce qu'elle contient n'a pas de sens. Les trois grandeurs affichées se déplacent ensemble quand la répartition change, et c'est le seul arbitrage réel.
Mesuré sur 300 € par mois pendant vingt ans, soit 72 000 € versés : un Livret A seul produit un capital médian sans jamais reculer. Une répartition 20 % Livret A, 20 % obligations, 60 % actions monde produit 132 524 €, avec un recul médian de 27 % traversé en chemin. Cent pour cent d'actions monde produisent 156 017 €, avec 49 % de recul. Les actions émergentes montent à 181 925 €, avec 59 %.
L'écart de capital entre une épargne réglementée seule et des actions monde dépasse 50 %. L'écart de recul est de zéro à quarante-neuf points. La question n'est donc pas de savoir quelle répartition rapporte le plus, la réponse est connue d'avance, mais laquelle reste tenable jusqu'au bout.
La fenêtre d'historique dépend de la répartition retenue : elle est bornée par la classe dont la série commence le plus tard. Une allocation contenant des actions démarre en 1990, un Livret A seul remonte à 1986. Le nombre de périodes affiché sous le graphique en tient compte.
Pourquoi l'ordre des rendements compte
Pour un capital placé en une fois, seul compte le rendement géométrique moyen sur la période : l'ordre des rendements est sans effet sur le résultat final. Pour un versement périodique, ce n'est plus vrai. Chaque versement est exposé à une fraction différente de la séquence, et le capital sur lequel s'applique un rendement donné dépend de tout ce qui précède.
La conséquence est asymétrique. Une baisse survenant tôt s'applique à un capital faible et laisse les versements suivants acheter à prix réduit. La même baisse survenant tard s'applique à la totalité du capital accumulé, sans possibilité de compensation. Deux séquences de moyenne identique produisent donc des capitaux finaux différents.
Un modèle à taux constant élimine cet effet par construction, puisqu'il suppose la séquence uniforme. Le rejeu historique le conserve, puisqu'il utilise les séquences telles qu'elles se sont produites.
Effet de la durée sur la distribution
Faire varier la durée dans l'outil déplace trois grandeurs dans des directions différentes, ce qui est le résultat le plus instructif de l'exercice.
La dispersion en euros augmente, mécaniquement, puisque le montant total versé augmente. La fréquence des périodes se terminant sous le total versé, elle, décroît fortement : une période longue contient à la fois les phases de baisse et les phases de reprise qui les suivent, alors qu'une période courte peut n'en contenir qu'une des deux.
Le recul maximal traversé ne suit pas cette décroissance. Il reste du même ordre quelle que soit la durée, ce qui est attendu : allonger la période n'élimine pas les baisses, elle en ajoute. La durée agit sur la probabilité d'un résultat positif, pas sur l'amplitude du chemin.
Hypothèses et limites
Versements ininterrompus. Le modèle suppose un versement identique chaque mois sur toute la période, y compris pendant les phases de baisse. C'est l'hypothèse la plus fragile : les données de flux montrent que les versements des particuliers diminuent précisément après les reculs de marché, ce qui dégrade le résultat par rapport au modèle.
Périodes non indépendantes. Les périodes se recouvrent largement, elles partagent l'essentiel de leurs observations. La distribution obtenue décrit l'amplitude de ce qui a été observé, elle ne constitue pas un échantillon aléatoire et ne s'interprète pas comme un intervalle de confiance.
Échantillon limité. L'historique commence en 1990, soit une seule génération de cycles. Les périodes de vingt ans disponibles sont peu nombreuses et se recouvrent presque entièrement, ce qui rend les déciles peu robustes sur les durées longues.
Fiscalité et univers. Le calcul est brut de fiscalité, celle-ci dépendant de l'enveloppe. L'univers est limité aux sociétés présentes dans les indices, ce qui introduit un biais de survivance documenté dans la méthodologie.
Questions fréquentes
Combien faut-il épargner par mois ?
La question n'a pas de réponse universelle, elle dépend de votre objectif et de votre horizon. Ce que l'outil permet, c'est l'inverse : entrez un montant que vous pouvez tenir, et regardez la fourchette de ce qu'il a historiquement produit. Puis ajustez jusqu'à ce que le bas de la fourchette vous convienne.
Pourquoi le résultat n'est-il pas un montant unique ?
Parce qu'un montant unique serait une invention. Selon le mois de départ, le même plan a produit des capitaux très différents. Afficher un seul nombre reviendrait à choisir arbitrairement une période plutôt qu'une autre.
Sur quelles données le calcul repose-t-il ?
Sur les actions des pays développés, dividendes réinvestis, en séries mensuelles depuis 1990, publiées par la Kenneth French Data Library de Dartmouth. Les frais retenus sont de 0,3 % par an, ce qui correspond à un fonds indiciel large.
Le résultat tient-il compte de l'inflation ?
Les montants affichés sont en euros courants. Pour comparer à ce que vous pourriez acheter aujourd'hui, le calculateur d'inflation permet de convertir un montant futur en euros d'aujourd'hui à partir de l'indice INSEE.
Que se passe-t-il si j'arrête de verser en cours de route ?
Le simulateur ne modélise pas cette rupture. C'est pourtant le comportement le plus fréquent, et il arrive presque toujours au pire moment, après une baisse. La courbe rouge de la pire période montre à quoi ressemble ce moment.
À voir ensuite
- Actions des pays développés : Kenneth R. French Data Library, Tuck School of Business, Dartmouth. Rendements mensuels pondérés par la capitalisation, dividendes inclus, en dollars.
- Méthode : rejeu du plan de versement sur toutes les fenêtres glissantes contenues dans l'historique, sans sélection a posteriori. Frais de 0,3 % par an prélevés mensuellement sur l'encours.
- Univers limité aux sociétés présentes dans les indices, ce qui introduit un biais de survivance décrit dans la méthodologie.
Chiffres réglementaires arrêtés au 28 juillet 2026. Les taux et plafonds fiscaux changent, souvent au 1er janvier. Au-delà de cette date, vérifiez-les avant de vous en servir.
Contenu éducatif. Ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Voir l'avertissement sur les risques et la méthodologie.