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Fonds en euros : d'où vient le taux, et pourquoi il suit avec retard

John Bergerat

Publié le par John Bergerat

Enveloppes et frais·10 min
Illustration à l'encre bleue : un château d'eau sous une pluie tombant par rafales inégales. Au pied de l'édifice, une personne ajuste une vanne d'où coule un filet parfaitement régulier vers un verre posé au sol. Une étiquette accrochée à la vanne porte la mention RESERVE.

En 2025, les fonds en euros ont servi 2,63 % en moyenne. En ajoutant le chargement moyen de 0,63 %, les assureurs ont crédité environ 3,26 % bruts de frais, alors que leur portefeuille n'a rendu que 2,8 %. La différence est sortie d'une réserve, la provision pour participation aux bénéfices, que la réglementation oblige à restituer sous huit ans. Les palmarès de taux ne disent rien de cette mécanique. Cet article suit le circuit complet : le portefeuille obligataire, la règle des 85 % telle qu'elle est vraiment écrite, la réserve qui lisse, et le retard du taux servi sur les taux de marché, dans les deux sens.

Un capital garanti, à trois réserves près

Le fonds en euros est le support d'assurance vie dont le capital est garanti par l'assureur. Les intérêts inscrits une année sont définitivement acquis : c'est l'effet cliquet. La définition complète, et le calcul de ce qui reste après prélèvements et inflation, sont dans l'article sur ce que rapporte une assurance vie.

Trois réserves encadrent cette garantie.

Elle est souvent brute de frais de gestion. Sur beaucoup de contrats récents, une année servie à 0 % laisserait le capital reculer du montant des frais annuels, de l'ordre de 0,3 % à 1 % selon la grille. La clause varie d'un contrat à l'autre et se lit dans les conditions générales.

Elle a un plafond en cas de défaillance. Le fonds de garantie des assurances de personnes couvre 70 000 € par assuré et par compagnie. Au-delà, la garantie est celle du bilan de l'assureur, point de départ de l'argumentaire luxembourgeois.

Les rachats peuvent être suspendus. Depuis la loi Sapin 2 de décembre 2016, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter ou suspendre temporairement les rachats, par périodes de trois mois renouvelables, dans la limite de six mois consécutifs pour une suspension. La mesure n'a jamais été activée.

Le point de départ : un portefeuille d'obligations

Un fonds en euros ne produit pas son taux, il le tire d'un portefeuille. Fin 2025, les supports en euros des contrats individuels portent 1 207 milliards d'€ de provisions, en hausse de 2,5 % sur un an. Avec les contrats collectifs, 1 361 milliards d'€ sont gérés en capital garanti, à côté de 612 milliards d'€ d'unités de compte.

Ce portefeuille est d'abord obligataire : les obligations représentent environ 60 % des placements des assureurs vie. L'assureur prête, encaisse des coupons, et le rendement comptable de l'ensemble s'appelle le taux de rendement de l'actif. En 2025, il ressort à 2,8 %, après 2,5 % en 2024.

Un chiffre situe l'état du stock : fin 2025, environ 60 % des placements obligataires arrivant à échéance dans les quatre ans portent encore un coupon inférieur à 3 %. Les titres achetés pendant les années de taux bas sont toujours en portefeuille, et ils pèsent sur la moyenne. La remontée des taux n'a pas fini de s'y diffuser.

La règle des 85 % et la réserve de huit ans

Le passage de l'actif au taux servi obéit à une règle de partage, plus subtile que sa version qui circule.

L'article A132-11 du code des assurances impose d'inscrire 85 % du solde du compte financier en recette du compte de participation aux résultats. Ce n'est pas une obligation de verser 85 % des bénéfices au client l'année même. Et la règle ne s'applique pas aux unités de compte, point détaillé dans l'article sur les SCPI en assurance vie.

La souplesse vient de la provision pour participation aux bénéfices, la PPB. L'assureur peut y mettre de côté une partie du résultat au lieu de le servir. L'article A132-16 fixe la contrainte : les sommes dotées doivent être affectées aux provisions mathématiques ou versées aux souscripteurs au cours des huit exercices suivant leur dotation. Huit ans de latitude, pas une éternité.

Cette réserve est aujourd'hui garnie : fin 2025, elle représente 4,0 % des provisions des contrats individuels et 2,0 % de celles des collectifs. Elle a été constituée pendant les années de taux bas. Elle se vide depuis 2022.

Illustration à l'encre bleue : un moulin à eau dont le flux se sépare après la roue, une part coulant directement vers un verre, l'autre remplissant un réservoir surélevé à vanne qui goutte vers le même verre, deux déversoirs latéraux détournant une part de l'eau avant le verre, une personne debout tendant la main.
Le circuit du taux : les coupons du portefeuille font tourner la roue, et 85 % du solde du compte financier reviennent au compte de participation (art. A132-11). Une part est servie tout de suite, l'autre attend dans la réserve, à restituer sous huit exercices (art. A132-16). Frais de gestion puis prélèvements sociaux se retirent avant le verre.

2025, l'année où la réserve a fait le taux

Les chiffres de 2025 démontrent le mécanisme.

Le taux servi moyen des contrats individuels est de 2,63 %. En ajoutant le chargement moyen de 0,63 %, les assureurs ont crédité environ 3,26 % bruts de frais. Or l'actif n'a rendu que 2,8 %. La différence, environ un demi-point, est sortie de la réserve : la PPB est passée de 4,3 % à 4,0 % des provisions dans l'année.

Tous les acteurs n'ont pas fait le même geste. Les bancassureurs ont puisé, leur réserve passant de 4,6 % à 4,2 % des provisions. Les assureurs traditionnels ont continué de doter, de 3,5 % à 3,6 %.

Ce lissage a une histoire chiffrée. Entre 2012 et 2021, les assurés ont contribué aux réserves à hauteur de 2,3 % par an en moyenne, quand les contrats détenus entre 2006 et 2011 avaient reçu 1,6 % par an de plus que ce que l'actif justifiait. Environ 1,6 % des encours change ainsi de poche chaque année, et la volatilité des taux servis en sort divisée par cinq par rapport aux marchés. Le fonds en euros mutualise entre générations d'épargnants : ceux d'aujourd'hui touchent la réserve constituée par ceux d'hier.

La réserve culmine en 2021-2022, puis elle paie les taux servis

Provision pour participation aux bénéfices en % des provisions d'assurance vie, contrats individuels, face au taux servi moyen. La réserve dotée pendant les années de taux bas culmine à 5,4 % des provisions en 2021-2022, puis est reprise pour soutenir les taux : 4,0 % fin 2025. L'article A132-16 impose de restituer les sommes dotées sous huit exercices. Source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180 (graphique 13). Chiffres arrêtés au 11 août 2026.

Réserve de participation, en % des provisions Taux servi moyen, contrats individuelsLa réserve descend à mesure que le taux servi remonte : c'est elle qui paie.

D'où sort le taux 2025, étape par étape

Moyennes de marché des contrats individuels, exercice 2025, d'après l'ACPR (Analyses et Synthèses n° 180). Le taux crédité brut de frais est un calcul : taux servi plus chargement moyen. L'écart entre ce taux et le rendement de l'actif correspond pour l'essentiel à la reprise nette sur la réserve de participation. Prélèvements sociaux de 17,2 % retenus chaque année à la source. Chiffres arrêtés au 11 août 2026.

ÉtapeValeurD'où vient le chiffre
Rendement de l'actif 20252,8 %Portefeuille des assureurs, obligataire pour environ 60 %
Reprise nette sur la réserve≈ +0,5 ptPPB passée de 4,3 % à 4,0 % des provisions
Taux crédité, brut de frais de gestion≈ 3,26 %2,63 % + 0,63 %, calcul
Frais de gestion du contrat-0,63 ptChargement moyen des supports en euros individuels
Taux servi, moyenne individuelle2,63 %Le chiffre publié dans les palmarès
Prélèvements sociaux à la source-0,45 pt17,2 % du taux servi
Net de prélèvements sociaux2,18 %Ce qui s'inscrit réellement au contrat
Inflation 2025-0,9 ptINSEE, moyenne annuelle
Gain de pouvoir d'achat≈ +1,28 %Le résultat final de l'année

Pourquoi le taux suit les taux obligataires avec retard

Le graphique ci-dessous superpose trois séries : le taux de l'OAT à 10 ans, le rendement de l'actif des assureurs, le taux servi.

L'OAT est passée de 2,21 % en 2013 à -0,17 % en 2020, puis à 3,4 % en 2025 : une amplitude d'environ 3,6 points. Sur la même période, le taux servi va de 2,80 % à 1,28 %, puis remonte à 2,63 % : une amplitude d'environ 1,5 point, avec un à deux ans de retard.

La raison est comptable. Le portefeuille est un stock : les obligations nouvelles, achetées aux conditions du moment, se diluent dans des années d'achats anciens. Le rendement de l'actif ne bouge donc que lentement, et le taux servi, adossé à lui et lissé par la réserve, encore moins.

Le sens de l'écart s'est inversé. En 2016 et 2017, le taux servi, à 1,93 % puis 1,83 %, était très supérieur à l'OAT, à 0,46 % puis 0,81 % : le stock protégeait. Depuis 2023, il lui est inférieur, 2,60 % contre environ 3 % : le stock freine. Le même mécanisme qui a retenu la chute retient aujourd'hui la remontée.

Le taux servi court derrière les taux de marché, dans les deux sens

OAT à 10 ans en moyenne annuelle, taux de rendement de l'actif des assureurs vie et taux servi moyen des contrats individuels, net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux. L'OAT parcourt environ 3,6 points d'amplitude, le taux servi environ 1,5 point, avec un à deux ans de retard. En 2016-2017 le stock d'obligations anciennes protégeait le taux servi, depuis 2023 il le freine. Sources : ACPR (AS n° 115, 150, 175, 180), Banque de France. Chiffres arrêtés au 11 août 2026.

Emprunt d'État à 10 ans, moyenne annuelleRendement de l'actif des assureurs Taux servi moyen, contrats individuels

Ce que le taux affiché n'est pas

Il n'est pas net de prélèvements sociaux. Le taux publié est net des frais de gestion du contrat, mais brut des prélèvements sociaux de 17,2 %, maintenus sur l'assurance vie quand le reste du capital passait à 18,6 % au 1er janvier 2026. Ils sont retenus chaque année à la source : 2,63 % deviennent 2,18 %. L'impôt sur le revenu, lui, n'intervient qu'au rachat : après huit ans, abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple, puis 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes.

Il n'est pas le taux d'un contrat. C'est une moyenne pondérée par les encours, et quatre moyennes circulent d'ailleurs pour le même exercice, selon le périmètre et la méthode. En 2025, la moitié des encours se situe entre 2,3 % et 2,9 %. Les bancassureurs, 65 % des encours, servent 2,70 % ; les assureurs traditionnels 2,48 % ; les mutuelles 3,17 %, sur 2 % des encours. Au sein d'un même assureur, l'écart entre les groupes de contrats les mieux et les moins bien revalorisés atteint 0,99 point en moyenne, contre 0,77 en 2024.

Il intègre les bonifications commerciales. Couramment 100 points de base, parfois plus de 200, souvent conditionnées à une part d'unités de compte. L'ACPR l'écrit : un assuré sans aucune bonification touche au moins 0,39 point de moins que la moyenne.

Quinze ans de taux servis, et la dispersion autour de la moyenne

Taux de revalorisation moyen des supports en euros des contrats individuels, net de frais de gestion, brut de prélèvements sociaux, pondéré par les provisions mathématiques. Quartiles pondérés publiés à partir de 2019, sur la dispersion entre organismes : un quart des encours est logé chez des assureurs servant en moyenne moins que le premier quartile. Les écarts entre assurés d'un même organisme s'y ajoutent. Valeurs 2025 des quartiles arrondies à une décimale. Source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 115, 175 et 180.

AnnéeTaux servi moyen1er quartile pondéré3e quartile pondéré
20113,02 %
20122,91 %
20132,80 %
20142,54 %
20152,27 %
20161,93 %
20171,83 %
20181,83 %
20191,46 %1,05 %1,70 %
20201,28 %0,85 %1,42 %
20211,28 %0,87 %1,39 %
20221,91 %1,52 %2,18 %
20232,60 %2,20 %3,00 %
20242,63 %2,21 %2,95 %
20252,63 %2,3 %2,9 %

La place du fonds en euros dans un portefeuille

Le fonds en euros remplace la poche obligataire d'un portefeuille, avec deux propriétés en plus, le cliquet et la liquidité au rachat sous la réserve Sapin 2, et une en moins : un rendement lissé, donc plafonné, dont la part au-delà des minima réglementaires reste à la main de l'assureur.

Sur les sept exercices clos de 2019 à 2025, le tableau ci-dessous donne la mesure. Net de prélèvements sociaux, le fonds en euros bat l'inflation quatre années sur sept, et le Livret A cinq années sur sept, 2023 et 2024 faisant exception. En 2025, l'avance sur le livret tient à 0,02 point, une égalité de fait. 2022 reste l'année noire : 3,6 % de pouvoir d'achat perdus malgré la garantie du capital.

Depuis le 1er août 2026, le Livret A sert 1,70 %. À 2,18 % nets, le fonds en euros repasse nettement devant, au prix d'une fiscalité au rachat que le livret n'a pas.

Ce qu'il n'est pas : un placement complet de long terme. L'écart avec les unités de compte sur vingt ans, 30 393 € nets pour 10 000 € placés en actions mondiales dans un contrat à 0,50 % de frais, est chiffré dans l'article sur le rendement de l'assurance vie. Un écart de taux tenu vingt ans se matérialise dans le simulateur d'intérêts composés. Chiffres arrêtés au 11 août 2026.

Sept exercices clos : fonds en euros, Livret A, inflation

Taux servi : ACPR, moyenne des contrats individuels. Net de prélèvements sociaux : calcul, taux servi multiplié par 0,828. Livret A : moyenne annuelle du taux réglementaire, pondérée par les jours d'application quand le taux a changé en cours d'année (0,75 % puis 0,50 % en 2020 ; 0,50 %, 1,00 % puis 2,00 % en 2022 ; 2,00 % puis 3,00 % en 2023 ; 3,00 %, 2,40 % puis 1,70 % en 2025). Inflation : moyenne annuelle INSEE. Le gain réel est la différence entre le taux net de prélèvements sociaux et l'inflation.

AnnéeTaux serviNet de prélèvements sociauxLivret AInflationGain réel
20191,46 %1,21 %0,75 %1,1 %+0,11 pt
20201,28 %1,06 %0,52 %0,5 %+0,56 pt
20211,28 %1,06 %0,50 %1,6 %-0,54 pt
20221,91 %1,58 %1,38 %5,2 %-3,62 pt
20232,60 %2,15 %2,92 %4,9 %-2,75 pt
20242,63 %2,18 %3,00 %2,0 %+0,18 pt
20252,63 %2,18 %2,16 %0,9 %+1,28 pt

Questions fréquentes

Quel est le rendement du fonds en euros en 2025 ?

2,63 % en moyenne sur les contrats individuels selon l'ACPR, net des frais de gestion mais brut des prélèvements sociaux de 17,2 % : il en reste 2,18 %. C'est une moyenne pondérée par les encours, bonifications commerciales comprises. La moitié des encours se situe entre 2,3 % et 2,9 %, et un assuré sans bonification touche au moins 0,39 point de moins.

Comment le taux du fonds en euros est-il fixé ?

Il part du rendement du portefeuille de l'assureur, 2,8 % en 2025, composé d'obligations pour environ 60 %. Une règle de partage impose d'inscrire 85 % du solde du compte financier en recette du compte de participation aux résultats. L'assureur décide ensuite de servir tout de suite ou de doter une réserve, la provision pour participation aux bénéfices, ce qui lui laisse une vraie latitude d'une année sur l'autre.

L'assureur doit-il reverser 85 % de ses bénéfices aux assurés ?

Pas directement. L'article A132-11 du code des assurances impose d'inscrire 85 % du solde du compte financier en recette du compte de participation aux résultats, pas de les distribuer l'année même : l'assureur peut placer ces sommes en réserve et dispose de huit exercices pour les restituer. Et la règle ne s'applique pas aux unités de compte, qui en sont écartées par l'article A132-10.

Qu'est-ce que la provision pour participation aux bénéfices ?

Une réserve où l'assureur place la part du résultat qu'il ne sert pas immédiatement. L'article A132-16 du code des assurances l'oblige à restituer ces sommes aux assurés au cours des huit exercices suivant leur mise en réserve. Fin 2025, elle représente 4,0 % des provisions des contrats individuels. Constituée pendant les années de taux bas, elle est reprise depuis 2022 pour soutenir les taux servis.

Le capital d'un fonds en euros est-il garanti à 100 % ?

La garantie est réelle mais elle a trois limites. Sur beaucoup de contrats récents, elle est brute de frais de gestion : une année servie à 0 % laisserait le capital reculer du montant des frais. En cas de défaillance de l'assureur, le fonds de garantie couvre 70 000 € par assuré et par compagnie. Et depuis la loi Sapin 2, les rachats peuvent être temporairement limités ou suspendus, six mois consécutifs au plus, mesure jamais activée.

Pourquoi le taux du fonds en euros remonte-t-il si lentement ?

Parce que le portefeuille est un stock. Fin 2025, environ 60 % des placements obligataires arrivant à échéance dans les quatre ans portent encore un coupon inférieur à 3 % : les obligations achetées pendant les années de taux bas diluent les nouvelles. Le même mécanisme a joué en sens inverse pendant la décennie de baisse, où le taux servi est resté très au-dessus des taux de marché.

Fonds en euros ou Livret A ?

Sur les taux en vigueur, le fonds en euros moyen sert 2,18 % nets de prélèvements sociaux, contre 1,70 % pour le Livret A depuis le 1er août 2026. Le rapport s'est inversé plusieurs fois : en 2023 et 2024, le Livret A était devant. Les deux produits ne portent pas les mêmes plafonds, la même liquidité ni la même fiscalité au rachat, et cette comparaison décrit des mécanismes, pas une recommandation.

Sources

  • Taux servi 2025 (2,63 % individuel, 2,64 % collectif), taux de rendement de l'actif (2,8 %), chargement moyen (0,63 %), niveaux et variation de la PPB, encours, part des coupons inférieurs à 3 %, dispersion et bonifications : Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, Analyses et Synthèses n° 180, 30 juin 2026. Consulté le 11 août 2026.
  • Séries longues des taux servis et du rendement de l'actif : ACPR, Analyses et Synthèses n° 115 (2020), tableaux 2 et 3, pour 2011-2019, et n° 175 (4 août 2025) pour 2019-2024. Les publications se raccordent exactement sur les années communes. Note : l'en-tête du tableau 3 de l'AS n° 115 porte un « 2014 » dupliqué qui correspond en réalité à 2017.
  • Mutualisation entre générations d'assurés (contribution de 2,3 % par an en 2012-2021, restitution de 1,6 % par an aux contrats détenus en 2006-2011, volatilité divisée par cinq) : ACPR, Débats économiques et financiers n° 50, cité dans l'encadré 2 de l'AS n° 180.
  • Code des assurances : article A132-11 (85 % du solde du compte financier en recette du compte de participation), article A132-10 (exclusion des contrats à capital variable), article A132-16 (restitution au cours des huit exercices suivants, version en vigueur depuis le 1er janvier 2020, Légifrance). Suspension des rachats : article L. 631-2-1 du code monétaire et financier, créé par l'article 49 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016.
  • OAT à 10 ans, moyennes annuelles : 2022 à 2025 d'après ACPR, Analyses et Synthèses n° 150, 175 et 180 ; 2013 à 2021 d'après compilation sur données Banque de France, à recouper sur Webstat avant toute réutilisation fine.
  • Livret A : taux réglementaires successifs, 1,70 % depuis le 1er août 2026. Inflation : INSEE, moyennes annuelles. Prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % sur l'assurance vie au 1er janvier 2026 : service-public.gouv.fr. Le taux net de prélèvements sociaux est un calcul : taux servi multiplié par 0,828. Chiffres arrêtés au 11 août 2026.

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Publié le 11 août 2026. Contenu éducatif. Ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Voir l'avertissement sur les risques.